La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

-

Dernières chroniques...

Dernières chroniques...

Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image

jeudi 25 décembre 2014

100 000 canards par un doux soir d'orage de Thomas Carreras — Chronique n°56

"Un homme sans destin peut faire ce qui lui chante."

"T'es responsable de ce qui t'arrive. C'est toi qui choisis d'être une victime ou une meneuse."

Titre : 100 000 canards par un doux soir d'orage
Auteur : Thomas Carreras
Genre : Action | Apocalyptique
Éditions : Sarbacane (collection Exprim')
Nombre de pages : 300
Résumé : Anatidaephobia (n.f) : Peur panique à l'idée d'être observé, où que l'on se trouve, par un ou des canards.
Quand Ginger, globe-trotteuse américaine de 18 ans, débarque à Merrywaters - le bled le plus paumé d'Angleterre - pour participer à un festival de musique, elle est loin de se douter que les canards seront aussi nombreux dans le coin. Ni qu'ils commenceront à l'espionner.
LA SUITE ? AH NON, C'EST TOUT, ON NE VOUS DIT PLUS RIEN !
Sachez seulement qu'aucun canard n'a été blessé pendant l'écriture de ce livre.

---------------------------------------------------------

Avant tout, je tiens à remercier les éditions Sarbacane et en particulier Juliette pour cet envoi !

En voyant pour la première fois la couverture de ce livre et en lisant son résumé, je dois avouer que j'étais assez interloquée. 
Un roman ayant pour antagonistes principaux des canards ? La prochaine fois que vous en trouvez un, faites-moi signe !

J'étais donc très curieuse en commençant ma lecture. Et qu'est-ce que j'ai aimé ! 

Nous suivons donc Ginger Hunter, 18 ans, qui se rend au festival du Nightfest, dans un minuscule village anglais en bord de mer, Merrywaters. Ginger est dotée d'un culot monstre, d'un sens de la répartie aiguisé, d'un humour à toute épreuve, et a pour juron favori "Nugget". Tout cela réuni a fait que j'ai eu un coup de cœur pour ce personnage. Elle m'a fait rire d'un bout à l'autre...

SPOILER (surlignez le blanc pour lire...)
Et à sa mort... Je suis restée dix minutes bouche bée, j'ai relu au moins quatre fois la scène de l'attaque des canards, stupéfaite. Je ne m'y attendais absolument pas...
Tuer son héroïne en plein milieu du roman... j'ai trouvé cela absolument génial. Chapeau. Même si j'aurais bien aimé suivre Ginger encore un peu plus longtemps...
FIN DU SPOILER

Il y a beaucoup de personnages, mais globalement, on arrive à se souvenir d'eux sans confusion. La majorité sont des personnages de fiction, mais il leur arrive souvent d'interagir avec des personnalités qui existent vraiment, comme par exemple Stevie Wonder, Mick Jagger ou dans un épisode hilarant, Macklemore... Une excellente idée qui rajoutait encore un peu plus de fantaisie à l'histoire !
Il y a un certain nombre de personnages principaux en plus de Ginger, et j'ai apprécié qu'ils soient tous également développés : aucun n'était mis à part !

L'histoire justement, complètement déjantée... J'ai rarement autant ri en lisant un roman ! Que ce soient les personnages, les dialogues, ou tout simplement les situations complètement loufoques, tout prête à rire ! 
La tonalité du roman est un subtil mélange de tragique et de comique qui m'a bien plu.
Je me mets à ressortir mes cours de français de l'année dernière, maintenant. Tout va bien.
J'ai en particulier adoré les passages avec Lady Quackinston... Mais je n'en dis pas plus !

Ce roman est vraiment facile à lire, je me suis tout de suite laissé prendre au jeu... L'écriture est très fluide, il n'y a jamais de temps morts, on change très souvent de décor (vraiment comme dans un film d'apocalypse, en fait !)... De plus, les rebondissements sont extrêmement fréquents et la plupart du temps, j'étais surprise par la tournure que prenait l'intrigue. 

Il y a beaucoup d'action, et donc peu de place pour développer d'éventuelles romances, mais ce n'est vraiment pas l'enjeu principal du livre !

Je signale juste assez rapidement que certaines scènes sont assez... gores. Rassurez-vous, ce n'est vraiment pas grand-chose, mais si vous êtes très sensible, une scène ou deux risquent de vous gêner...

100 000 canards par un doux soir d'orage est un livre que j'ai adoré, je n'ai jamais rien lu de pareil, et je le recommande grandement !

En tout cas, une chose est sûre : vous ne verrez plus jamais les canards de la même façon après avoir lu ce livre...

Note attribuée : 9,5/10 : un excellent moment de lecture, un roman hilarant qui m'a fait vibrer, frissonner, frémir, et surtout, rire ! Presque un coup de cœur !

NB : 100 000 canards par un doux soir d'orage sort le 7 janvier 2015 !

mardi 23 décembre 2014

Frangine de Marion Brunet — Chronique n°55

"Tu es trop jeune pour les regrets, et trop âgée pour penser que tu as tout ton temps."

Titre : Frangine
Auteur : Marion Brunet
Éditions : Sarbacane (collection Exprim')
Nombre de pages : 262
Résumé : Il faut que je vous dise...
J'aimerais annoncer que je suis le héros de cette histoire, mais ce serait faux. Je ne suis qu'un morceau du gâteau, même pas la cerise. Je suis un bout du tout, un quart de la famille. Laquelle est mon nid, mon univers depuis l'enfance, et mes racines, même coupées. 

Tandis que ma frangine découvrait 
le monde 
le cruel 
le normal 
et la guerre, 

ma mère et ma mère, chacune pour soi mais ensemble, vivaient de leur côté des heures délicates. 
C'est à moi que revient de conter nos quatre chemins. 
Comment comprendre, sinon ?


---------------------------------------------

J'ai acheté Frangine à Montreuil, n'ayant lu que des avis positifs à son sujet. Et je suis enchantée au-delà de toute espérance.

Frangine, c'est l'histoire de Joachim et Pauline. Un frère et une sœur. Leur particularité ? Ils ont deux mères au lieu d'un père et d'une mère. Ça ne les a jamais dérangés. Malheureusement, il n'en ira pas ainsi pour tout le monde...

Au début du roman, Pauline fait sa rentrée en Seconde. Auparavant, elle était scolarisée dans un petit collège où l'homosexualité de ses mères ne dérangeait personne, mais dans son lycée, elle se retrouve rapidement confrontée à l'hostilité de certains. Ses amis la laissent tomber, et elle devient la cible d'odieux chantages et d'un harcèlement permanent... 
Son grand frère, Joachim, voit bien que quelque chose ne va pas. Mais comment trouver les mots justes ? Comment aider sa sœur ?

L'auteure a parfaitement réussi à se mettre dans la peau de Joachim, en employant le langage familier propre à un adolescent de 17 ans, nous permettant de comprendre véritablement ce personnage. 
J'ai d'ailleurs trouvé ce choix de narrateur judicieux : on aurait pu penser que Pauline aurait fait une bonne narratrice, pour qu'elle puisse exprimer elle-même son mal-être, mais j'ai adoré suivre Joachim, voir son côté protecteur envers sa sœur, et surtout son désarroi face à l'état de Pauline. Il ne sait pas quoi faire pour qu'elle aille mieux, et c'est extrêmement touchant.

Joachim est très effacé au début du roman, on sent qu'il évite de trop parler de lui. Petit à petit, il prend de l'importance dans l'intrigue, jusqu'à ce que l'histoire devienne la sienne. J'ai adoré suivre cette évolution...
Joachim décrit également ses mères, leur relation, leur histoire. Tout n'est pas toujours rose dans leurs vies, et elles se sentent complètement impuissantes et ignorantes face à Pauline, qui refuse de parler de "ça".

Les personnages sont magnifiques, débordant d'amour les uns pour les autres... C'est le principal point fort de ce roman.

On n'a absolument aucune difficulté à rentrer dans le livre, d'une part grâce à l'intrigue très simple à comprendre, d'autre part grâce à la fluidité de la plume de Marion Brunet. Frangine est un roman que j'ai dévoré, je l'ai même emporté au lycée pour pouvoir lire un chapitre entre deux cours – non, je ne suis pas du tout excessive
Bien que ce livre soit court et que je l'ai lu en peu de temps, j'ai vraiment eu l'impression de le savourer... et même après l'avoir terminé, j'ai continué à y repenser, assez souvent... Ce n'est pas une lecture dénuée de sens, au contraire.

J'ai été horrifiée face à l'injustice de la situation, j'ai été émue, j'ai même ri... Frangine est  définitivement à lire, si ce n'est pas déjà fait !

Un roman fait réfléchir, notamment sur ce qui fait qu'une famille peut être considérée comme telle. Est-ce une histoire  de génétique ? Ou simplement de l'amour ? 
Il m'a complètement chamboulée et je le recommande à tous. Il aborde le sujet de l'homoparentalité tout en délicatesse, sans jamais devenir "trash". Un coup de cœur pour cette splendide leçon de vie.

Note attribuée : 10/10 : j'ai bien cherché des points négatifs, mais je n'en trouve pas !

lundi 22 décembre 2014

Si loin de toi de Tess Sharpe — Chronique n°54

"Je veux ma dose. La voix dans ma tête qui murmure "Je te ferai tout oublier" à la lisière de mon esprit me fait l'effet d'une démangeaison."

Titre : Si loin de toi
Auteur : Tess Sharpe
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Genre : YA | Realistic Fiction
Nombre de pages : 
Résumé : Sophie Winters a failli mourir. Deux fois.
Survivante
Blessée à vie, elle est accro aux anti-douleurs.
Droguée
Mina, sa meilleure amie, a été tuée sous ses yeux.
Traumatisée
Personne ne croit à sa version des faits. Ni la police. Ni sa famille.
Seule au monde
Elle se battra pour qu'éclate la vérité. Au nom de l'amour.
Prête à tout
---------------------------------------------------------------

Si loin de toi est un livre que j'avais déjà repéré avant sa sortie, mi-novembre, et que je me suis fait un plaisir d'acheter à Montreuil. Je l'ai lu d'une traite, et même si tout n'était pas parfait, je l'ai quand même beaucoup aimé !

J'avais l'espoir d'un coup de cœur : la couverture est splendide, les critiques globalement très positives, le résumé annonce un thriller passionnant... 

En commençant ma lecture, j'ai été confortée dans cet espoir : l'écriture de l'auteure est extrêmement fluide ! De plus, les chapitres sont très courts, et on a donc toujours envie d'en lire un de plus, juste pour voir... Entre chaque chapitre, il y a une alternance entre le "présent" de Sophie et des flashs-back de sa vie passée. J'ai trouvé ce procédé très plaisant, j'ai eu peur d'être perdue au départ, mais il n'en a rien été ! Cela permettait de mieux comprendre l'état de Sophie, et ces flashs-back avaient souvent un rapport avec le chapitre "présent" suivant.

Comme je l'ai dit plus haut, je m'attendais à un thriller haletant. En fait, la majeure partie de Si loin de toi est très psychologique et se centre plutôt sur les relations de Sophie, l'héroïne, avec les autres personnages, ce qui est aussi très intéressant ! L'auteur décrit vraiment bien ces interactions et les sentiments par lesquels passent les personnages, qui sont la vraie force de ce roman.
L'enquête de Sophie pour connaître l'identité du meurtrier de sa meilleure amie finit effectivement par arriver, mais bien plus tard que je ne le pensais... 

On ne peut qu'être touché par Sophie. Blessée à vie à la suite d'un accident de voiture, elle  devient progressivement dépendante des antidouleurs. Alors qu'elle est en passe de devenir définitivement clean, sa meilleure amie se fait assassiner sous ses yeux. La police retrouve des médicaments dans sa poche, et tout le monde est persuadé que Sophie a rechuté alors que cette dernière ne sait absolument pas d'où provient la drogue.
Personne ne croit sa version des faits. 
L'injustice de la situation m'a réellement touchée, je comprenais Sophie – même si ses réactions sont souvent... violentes.

Cependant, je suis restée un peu extérieure à l'enquête, qui m'a même parfois ennuyée, d'autant plus qu'elle aboutit sur une fin qui aurait pu être plus surprenante.

Je tiens à souligner le travail de Tess Sharpe, qui aborde de façon admirable des sujets tabous, comme la drogue ou l'homosexualité : rien n'est jamais choquant. Ce roman m'a bien fait réfléchir... Ce n'est pas une lecture légère, même si on la lit rapidement et facilement.

En bref, Si loin de toi reste un livre que j'ai beaucoup aimé, et que je recommanderais à pas mal de monde ! Si le côté "thriller" était moins important que je ne le pensais au départ et m'a moins plu que prévu, l'aspect psychologique m'a passionnée et le personnage de Sophie m'a beaucoup touchée. 

Note attribuée : 8/10

samedi 20 décembre 2014

Saturday's Award Books [3]



Bienvenue à mon troisième Saturday's Award Books, le rendez-vous d'Échos de Mots !

Le principe: Chaque semaine, un thème sera donné. Le but est de sélectionner, parmi les livres que l'on a lu, 3 livres selon le thème (les nominés). Puis, parmi ces 3 livres, élire le gagnant (le vainqueur de l'Award en question).

L'Award du Jour :

Livre-Dont-Je-Lis-Juste-Un-Dernier-Chapitre-Et-Après-Je-Vais-Me-Coucher-...-Eventuellement-...-Ou-Pas-...-Bon-Disons-Encore-Cinq-Petits-Chapitres-Et-J'arrête.

Les nominés sont...
Revanche de Cat Clarke : Malgré l'héroïne qui m'a parfois donné des pulsions meurtrières, j'ai eu un coup de cœur magistral pour ce livre que j'ai dévoré extrêmement rapidement. Forcément, j'ai lu les chapitres à la chaîne...
Qui est Mara Dyer ? de Michelle Hodkin : "Encore un chapitre. Juste un tout petit. Et tant qu'on y est, un dernier. Ou avant-dernier. Je veux savoiiiiir !"
Le Labyrinthe de James Dashner : les chapitres sont tellement courts, et l'intrigue tellement passionnante, et le suspense si important... J'étais obligée de continuer ma lecture. Pour savoir. Juste un peu.

And the winner is...

Ce livre et moi, c'est une histoire d'amour passionnelle. 

À bientôt !
— Capucine

mercredi 17 décembre 2014

Partials de Dan Wells — Chronique n°53

"Si tu ne peux pas connaître la vérité, vis dans le plus beau des mensonges que tu puisses inventer."

"Le bonheur est la chose la plus naturelle du monde quand on l'a; et la chose la plus étrange, la plus impossible, la plus inaccessible quand on ne l'a pas."

Titre : Partials
Auteur : Dan Wells
Genre : Post-apocalyptique | Dystopie
Éditions : Albin Michel (Wiz)
Nombre de pages : 522
Résumé : Un virus. La guerre contre les Partials – ces êtres mi-humains, mi-robots – a décimé la population. Seuls quelques milliers d'humains retranchés à Long Island ont survécu. Et le virus mystérieux – le RM – les tue petit à petit. Chaque nouveau-né vit moins d’une journée si ce n’est quelques minutes. La race humaine s’éteint inexorablement et aucun médecin n’a de remède. 


Un espoir. Dans cette atmosphère désespérée, Kira, jeune interne en médecine, a une nouvelle hypothèse. Pourquoi les Partials sont-ils naturellement immunisés contre le RM ? Et si la solution venait de l’ennemi juré lui-même ? 

Une héroïne. Kira se lance alors dans une expédition au risque de devenir une hors-la-loi. Infiltrer les Partials, en capturer un et le ramener à long Island pour l’étudier et peut-être, trouver un antidote. Mais le pari est risqué : soit elle réussit et sauve l’humanité, soit elle échoue et sera considérée comme une terroriste par son propre gouvernement. À moins que ce soient les Partials eux-mêmes qui ne la tuent…

--------------------------------------------------
Livre lu en LC avec Fanny du blog Livresquement : son article !
Je suis très satisfaite de cette lecture, bien plus que je ne l'aurais pensé ! D'une part parce que je l'ai enfin lu, après un an à traîner dans ma PAL, et d'autre part parce qu'il m'a beaucoup plu alors que je n'avais pratiquement lu que des avis négatifs !

Je partais donc avec un a priori plutôt négatif, d'autant plus que je l'avais souvent commencé et abandonné au bout de cinquante pages !
Cet a priori était, je le sais maintenant, injustifié — pour ma part !

Pourtant, le résumé me faisait très envie, et le tout premier chapitre me plaisait bien : on entre directement dans le feu de l'action, dans une maternité, à la mort d'un nouveau-né... On comprend rapidement que cette scène affreuse est devenue monnaie courante dans la ville de East Meadow, sur Long Island, où survivent les quelques milliers d'humains ayant survécu au Ravage. Le Ravage est la guerre contre les Partials, des surhommes génétiquement modifiés, au cours de laquelle ces derniers ont répandu un virus mortel : le RM. Malheureusement, ce dernier tue tous les nouveaux-nés dès leur naissance. Pour pallier à cela et en attendant de trouver un remède, le Sénat a voté la loi Espoir, obligeant toute femme de plus de 18 ans à tomber enceinte. Forcément, cela ne plaît pas à tout le monde, et un réseau de résistance s'est formé : la Voix du peuple.

Dans ce contexte quelque peu chaotique, nous rencontrons donc Kira, jeune étudiante en médecine. J'ai adoré cette héroïne, qui pour une fois dans une dystopie faisait preuve de sang-froid, de maturité, de réactivité et qui n'est pas totalement bornée. En effet, dès le début du roman, on constate que Kira a quelque peu réfléchi à sa situation et conclu que le Sénat n'était pas la forme de gouvernement la mieux adaptée... Et est déjà dans une position de contestation. On n'a donc pas à endurer la lente prise de conscience que subissent généralement les héroïnes des livres de ce genre.
Un autre point inhabituel, au début du roman, Kira est déjà en couple avec un certain Marcus. Encore une fois, on n'a pas à suivre la (désormais classique) romance typique de ce genre, qu'on devine dès qu'on lit le prénom du garçon pour la première fois.

Je suis peut-être légèrement critique. Légèrement.

L'histoire est réellement passionnante, malgré des longueurs dues aux 522 pages (j'en reparlerai plus loin), et pleine de rebondissements. On suit avec passion la quête de Kira, qui a pour but de vaincre le RM, et donc de rétablir l'ordre à long terme. 
Il y a de nombreux rebondissements, des péripéties multiples, des personnages attachants... Tous les ingrédients pour une bonne lecture sont réunis !
À propos des personnages, j'ai été prodigieusement agacée par Marcus et Haru, et j'ai bien apprécié Madison et Xochi. Voilà pour ma petite réflexion.

On est globalement assez surpris par les quelques révélations du récit, même si j'ai deviné une des principales...
Je suis trop forte, que voulez-vous.

J'ai cependant quelques réserves... Le livre fait 522 pages, il y a donc souvent des longueurs, des passages qui se répètent, en particulier dans les scènes d'action... Dans ces  longs passages parlant de courses-poursuite, de batailles et autres catastrophes, l'action est bien trop dense et je perds souvent le fil. Ces fameux passages survenaient malheureusement un peu trop souvent et longtemps à mon goût, sans pour autant gâcher complètement ma lecture !

On voit que Dan Wells a écrit ce livre dans un souci de détail, cherchant à décrire précisément les manœuvres médicales ou militaires de Kira et de ses compagnons... C'est honorable, mais parfois, un peu trop compliqué et confus pour moi, pauvre petite lectrice.

Enfin, de tous petits détails techniques sans importance mais auxquels je n'ai cessé de penser durant toute ma lecture : l'action se déroule onze ans après le Ravage. Soit. Mais la Nature a déjà repris ses droits et toutes les maisons sont détruites, envahies par la végétation... je veux bien qu'elles soient dégradées, mais pas totalement en ruines ! En onze ans seulement, je ne vois pas comment une ville telle que New York pourrait être complètement dévastée...

Ensuite, d'un point de vue plus mathématique (je chipote), un personnage rappelle vers le milieu du livre qu'un humain sur 250000 a survécu au RM. Parfait. Mais, si on calcule, cela fait donc 4 survivants pour un million d'hommes, donc 4000 pour un milliard. Supposons qu'en 2065 (date du Ravage), il y ait 10 milliards d'habitants sur Terre – et encore, je vois large. Cela ferait donc en tout 40000 survivants, mais dispersés dans le monde entier ! Or, il y aurait plus de 40000 habitants sur Long Island, et on évoque à plusieurs reprises la possibilité de la présence d'autres hommes sur d'autres continents... Ça ne marche pas.

Bref, désolée pour cette parenthèse sans grand rapport avec la littérature.

En résumé, un très bon roman de post-apocalyptique (un de mes genres préférés !) dont j'ai hâte de lire la suite, qui sera, je l'espère, dénuée des longueurs du premier tome...

Note attribuée : 7,75/10 (j'hésitais entre 7,5 et 8. Alors j'ai pris la moyenne des deux. Je suis assez indécise, comme fille) : une très bonne lecture, passionnante et intrigante, mais à laquelle il faut parfois s'accrocher !

"— Comment peux-tu vivre comme ça ?
— C'est la seule manière de vivre qu'il nous reste, Kira.
— Mais comment peux-tu vivre sans avenir?
Il déglutit.
— En vivant dans le présent.Le monde est déjà fini, Kira. Tout ce qu'il nous reste, c'est toi et moi, alors profitons-en au maximum. Restons ensemble comme on a toujours prévu de le faire, et oublions cette mort, toute cette peur, tout le reste, pour vivre, tout simplement."

mardi 16 décembre 2014

Mon livre au cinéma [3] — L'Épreuve #1 : Le Labyrinthe

Titre : Le Labyrinthe
Titre original : The Maze Runner
Réalisé par : Wes Ball
Date de sortie aux États-Unis : 19 septembre 2014
Date de sortie française : 15 octobre 2014


Je suis désolée de poster cette chronique aussi longtemps après avoir vu ce film ! Vous me pardonnez ?

Ce que j'ai aimé : 
J'ai trouvé le film captivant et passionnant ! Rien à dire de ce côté-là, il s'agit d'un très bon film d'action... On est complètement dedans, dès les premières secondes, dès la scène de Thomas dans la cage, jusqu'au dénouement... 

Les décors sont époustouflants (surtout quand on pense au "petit" budget de 30 millions de dollars du film !), surtout le Labyrinthe, impressionnant, exactement comme je l'avais imaginé (en même temps, j'avais déjà le livre avec la couverture du film...).

 J'ai beaucoup aimé les acteurs ! Leur jeu était bon et ils étaient très charismatiques...

Ce que j'ai moins aimé : 
L'intrigue, qui par moments n'a rien à voir avec celle du livre... On a supprimé pas mal d'éléments, comme par exemple la télépathie entre Teresa et Thomas. Très perturbant. Je n'ai pas arrêté de bassiner mes pauvres amies de commentaires du genre : "Mais ça ne se passe pas du tout comme ça normalement ! Il aurait dû faire ça, et ça..."
Au final, la dernière partie n'a plus grand-chose à voir avec le livre, mais heureusement, on arrive à la même conclusion...

La seule fille du groupe, Teresa, était encore moins présente dans le film que dans le livre. On se demande un peu quelle est son utilité, en fait !

Une des choses qui m'a le plus dérangée est le son... Il était parfois vraiment trop fort, notamment lors des attaques de Griffeurs... J'étais à la limite de me boucher les oreilles lors de certaines scènes ! Bon, après, je pense que ça ne sera pas gênant lorsque le film sortira en DVD !

Malgré ces petits points négatifs, Le Labyrinthe reste une excellente adaptation que je recommande vivement – même si pas mal de monde l'a déjà vu. C'est un film d'action génial, avec un rythme effréné et une tension permanente : un divertissement parfait !

dimanche 14 décembre 2014

Percy Jackson et les Dieux Grecs de Rick Riordan — Chronique n°52

"— Bande de lâches ! gronda Gaïa. C'est pourtant simple : il suffit de découper votre père avec cette lame, et il ne nous embêtera plus jamais. Celui qui s'en chargera régnera sur l'univers et je lui préparerai des cookies - au chocolat, avec des vermicelles de toutes les couleurs."

Titre : Percy Jackson et les Dieux Grecs
Auteur : Rick Riordan
Genre : Mythologie | Retelling
Éditions : Albin Michel (Wiz)
Nombre de pages : 428
Résumé : Qui mieux que Percy Jackson, demi-dieu et adolescent d'aujourd'hui, peut nous raconter les dieux de l'Olympe ?
Si vous aimez les films d'horreur, les bains de sang, les mensonges, les vols, précipitez-vous sur ce livre car, d'Apollon à Zeus, Percy dit tout sur les coups d'éclat (et les coups bas) de l'Olympe !

-------------------------------------------------

J'ai toujours été passionnée par la mythologie grecque. J'ai toujours adoré la saga Percy Jackson, ainsi que sa suite, Les Héros de l'Olympe. C'est donc tout naturellement que je me suis jetée sur ce hors-série – que mon frère avait préalablement acheté, merci à lui.

Percy Jackson, que vous connaissez peut-être, entreprend donc de nous raconter à sa façon la mythologie grecque – pas dans son intégralité, évidemment. On en aurait eu pour des dizaines de tomes, sinon. Percy commence donc par décrire les origines de notre monde (Ouranos, Gaïa, Cronos... Ça vous dit quelque chose ?), puis les dieux grecs les plus célèbres, c'est-à-dire les douze Olympiens, Hadès, Hestia et Perséphone.
Si vous connaissez la saga, vous vous doutez que Percy n'est pas toujours très objectif en parlant des dieux. Disons qu'il a une certaine animosité pour, au hasard, Zeus, ou Arès, et que cela se ressent dans ses récits.

Je ne me suis jamais ennuyée en lisant ce livre, alors que je connaissais pratiquement tous les mythes grecs racontés. Tous les récits sont saupoudrés de touches de modernité et surtout de beaucoup d'humour. J'ai d'ailleurs beaucoup ri en lisant ce roman, je me souviens même avoir eu un fou rire assez incontrôlable qui m'attira quelques regards intrigués.
Tous ces petits anachronismes et autres plaisanteries rendent la lecture encore plus légère, sans jamais tourner au grand-n'importe-quoi : l'histoire de fond reste toujours la même !


Percy Jackson et les Dieux Grecs est un livre à mettre entre toutes les mains ! Toutes les joyeusetés de la mythologie grecque (à savoir cannibalisme, meurtres, vols divers et variés, incestes...) sont allégés et ne sont jamais choquants... 
Même si vous ignorez tout de la mythologie grecque, que vous n'avez jamais lu la saga des Percy Jackson, je vous conseille vivement ce livre distrayant et passionnant ! C'est, à mes yeux, une des meilleures façons d'en apprendre plus sur la culture grecque !

Pour ceux qui auraient peur d'être spoilés sur la série des Percy Jackson, n'ayez crainte ! Les seules allusions que Percy se permet de faire quant à ses amis ou ses aventures ne sont pas du tout... porteuses de spoils.

En bref, un hors-série hilarant, qui peut en même temps enrichir votre culture générale, et dans lequel on a le plaisir de retrouver Percy Jackson !


Note attribuée : 8,5/10 : un excellent moment de lecture, qui fait apprendre plus de choses que ce qu'on pourrait penser !

Si vous aimez beaucoup beaucoup la mythologie grecque, vous connaissez peut-être le livre Les Dieux s'amusent de Denis Lindon. Non ? Alors lisez-le, il est sans doute un peu moins "jeunesse" et "humour" que le roman dont je viens de vous parler, mais n'en est pas moins passionnant !

lundi 8 décembre 2014

Time Riders d'Alex Scarrow — Chronique n°51

"– Le voyage temporel est une arme redoutable, bien plus puissante que tout ce qu’on a inventé auparavant. L’humanité n’est pas préparée à un tel savoir. Elle est pareille à un enfant qui jouerait avec une bombe atomique."

"La vie est injuste, Maddy. Il faut composer au mieux avec ce qu’elle nous donne."

Titre : Time Riders tome 1
Auteur : Alex Scarrow
Genre : Fantastique | Thriller
Éditions : Nathan
Nombre de pages : 
Résumé : Liam O'Connor aurait dû mourir en mer en 1912
Maddy Carter aurait dû mourir en avion en 2010
Sal Vikram aurait dû mourir dans un incendie en 2026
Mais une mystérieuse agence les a sauvés pour les recruter. 
Désormais, ils sont les Time Riders
Leur mission : empêcher que les voyages dans le temps ne changent l'Histoire.

--------------------------------------------------

À l'origine, ce livre appartient à mon frère. Quand j'en ai lu le résumé, je me suis dit que je le lirais un jour ou l'autre. Et quand j'ai vu la vitesse à laquelle mon frère l'a lu, et la vitesse à laquelle il s'est débrouillé pour se procurer les quatre tomes suivants, je me suis dit qu'il y avait urgence. Je lui ai donc subrepticement emprunté ce premier tome des Time Riders... Et j'en suis très contente !

Dès la première ligne, on se retrouve en plein cœur de l'action, et ce jusqu'à la toute fin. Il n'y a jamais de temps mort, on ne peut pas s'ennuyer – ou alors, c'est que vous vous ennuyez vraiment très facilement.


L'histoire est passionnante, on a beaucoup de mal à s'en détacher. Nous suivons trois protagonistes principaux : Liam, Maddy et Sal. Tous trois proviennent d'époques radicalement différentes et ont été sauvés de justesse d'une mort atroce par un inconnu. Celui-ci leur explique que le voyage dans le temps existe et que certaines personnes aux intentions peu louables s'en servent pour modifier le cours de l'histoire. Les trois adolescents deviennent alors les Time Riders et reçoivent une mission colossale : veiller au bon déroulement de l'Histoire.
Comme vous vous en doutez, les ennuis ne vont pas tarder à arriver.
Et ce seront de gros ennuis. 

Les personnages, qui sont au final peu nombreux, sont intelligents, souvent drôles, et attachants. La narration à la troisième personne permet de tous les suivre et de les connaître aussi bien les uns que les autres, même les "méchants" ! 
Au cas où vous voudriez le savoir, mon personnage préféré est Maddy. Voilà.

La plume de l'auteure est efficace, directe. On pourrait lui reprocher de manquer d'élégance, mais ce n'est vraiment pas le but du roman ! Je dirais que cette écriture convient parfaitement à ce genre d'intrigue...

Les chapitres sont très courts, ils ne durent parfois que deux pages, et cela intensifie encore  le rythme déjà trépidant de l'histoire... 
Time Riders est un roman qui se dévore. On lit un chapitre. Puis un autre. Et puis, ils sont tellement courts qu'on peut bien en lire un dernier. Ou plusieurs. 
Mais je suis sûre que vous connaissez déjà bien ce genre de cercle vicieux qui a pour conséquence de raccourcir sensiblement la durée du sommeil de l'individu lecteur. N'est-ce pas ?

Il y a de nombreux rebondissements, qui tentent de rendre l'ambiance plus angoissante... malgré cela, il faut avouer qu'on devine très aisément l'issue du roman... Mais cela ne gâche pas notre lecture !

Ce premier tome est un livre vraiment agréable à lire, qui nous passionne et nous fait voyager dans le temps, que ce soit dans le futur, ou dans un passé plus ou moins lointain... Le sujet des voyages temporels me fascine toujours, j'adore voir les différentes manières dont il est traité dans chaque livre !
Une réussite, je ne vais pas tarder à lire le tome 2 !

Note attribuée : 8/10

C'est Lundi, que lisez-vous ? [7]



C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Pour voir les chroniques des livres lus la semaine dernière, cliquez sur les couvertures !

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Les Insoumis d'Alexandra Bracken : un roman post-apocalyptique passionnant, porté par une héroïne incroyable !
Aux Délices des Anges de Carhy Cassidy : une petite histoire que j'ai adorée !
Time Riders tome 1 d'Alex Scarrow : j'ai beaucoup aimé ! Ma chronique arrive ce soir...
Frangine de Marion Brunet : un coup de cœur pour ce roman bouleversant ! Chronique à venir (demain ou mercredi)

Autre chose, j'ai vu l'adaptation de la première partie du troisième volet d'Hunger Games de Suzanne Collins. Oui, je sais, j'ai beaucoup de retard dans mes chroniques Mon Livre au Cinéma. Excusez-moi. Je fais de mon mieux *essuie une larme*.

Ce que je suis en train de lire...

Percy Jackson et les Dieux Grecs de Rick Riordan : un hors-série génial qui me fait bien rire ! Je l'ai d'ailleurs presque terminé...
Partials de Dan Wells, en LC avec Fanny de Livresquement : j'ai déjà essayé de le démarrer, et j'ai toujours abandonné avant d'avoir dépassé les 100 premières pages... espérons que cette fois-ci sera la bonne !

Ce que je compte lire ensuite...

Si loin de toi de Tess Sharpe : Ce résumé intrigant et cette couverture somptueuse me poussent à lire ce roman dans les plus brefs délais !
Les Chroniques Lunaires tome 2 : Scarlet de Marissa Meyer : pour continuer cette saga, après un premier tome coup de cœur !
Imposteur de Suzanne Winnacker : une de mes amies l'a adoré, il faut que je voie... ou plutôt que je lise cela de mes propres yeux !


Et vous ? Que lisez-vous en ce moment ?
— Capucine