La lecture d'un roman jette sur la vie une lumière.
— Louis Aragon

-

Dernières chroniques...

Dernières chroniques...

Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image Hebergeur d'image

dimanche 31 mai 2015

Le Journal de Gurty de Bertrand Santini — Chronique n°98

Titre : Le Journal de Gurty – Vacances en Provence
Auteur : Bertrand Santini
Éditions : Sarbacane (collection Pépix)
Genre : Jeunesse
Nombre de pages : 144
Résumé : Moi, c'est Gurty (quand j'étais petite, je croyais que je m'appelais "Arrête", mais en fait non). Aujourd'hui, c'est le premier jour des vacances. Gaspard et moi, on a pris le train pour la Provence. Gaspard, c'est mon humain. Il est gentil, joueur, fidèle... et quelle propreté ! En arrivant dans notre cabanon provençal, j'étais si excitée que je faisais des petits bonds, comme quand j'ai des vers. Le vestibule sentait toujours le fenouil, le salon toujours le thym, la cuisine toujours l'andouille et mon panier toujours le chien. Voilà! nous étions en vacances. L'aventure et la rigolade allaient pouvoir commencer.

-----------------------------------------------------

Un grand merci aux éditions Sarbacane pour cet envoi !

Une fois de plus, la collection Pépix est fidèle à elle-même. Avec Le Journal de Gurty, elle nous offre une petite bouffée de fraîcheur qu'on dévore en un rien de temps, une grosse centaine de pages d'humour et de légèreté. 

Ce qui donne tout son intérêt à ce livre est sans doute sa narratrice, puisque Gurty est une chienne, et qu'elle nous donne son point de vue en tant que telle tout au long du roman. Je retiens notamment la manière dont elle parle de son maître, "[son] humain", qui est "gentil, joueur, fidèle". 
Gurty fera beaucoup rire ses petits lecteurs, avec son aversion prononcée pour les chats, en particulier celui des voisins, qu'elle a affectueusement baptisé "Tête de Fesses", avec ses incompréhensions vis-à-vis du mode de fonctionnement des humains, ou encore avec son propre calendrier – le 43 Juillet était assez mémorable. Gurty nous fait également partager sa vision du monde, en nous expliquant par exemple que les voitures sont totalement autonomes et décident elles-même leur itinéraire. 

Le Journal de Gurty est composé d'une multitude de petits sketchs, ce qui rend la lecture encore plus facile pour les jeunes lecteurs. Gurty nous parle de son quotidien dans sa maison de vacances, de ses amis – j'ai beaucoup, beaucoup aimé le personnage de Fleur, une chienne qui passe la plupart de son temps les quatre pattes en l'air et qui est incapable de prononcer le mot "oui" correctement –, et de ses découvertes et autres déconvenues. 

On ne fait qu'une bouchée de cette histoire toute mignonne, et on passe un excellent moment dans la chaleur de la Provence, en compagnie d'une petite chienne turbulente mais très attachante. Et puis on retombe dans la réalité, qui consiste, pour ma part, à la pluie parisienne qui martèle ma fenêtre en cadence. 

En bref, une petite histoire fort sympathique ! En plus, l'objet-livre est comme toujours superbe, et les illustrations sont très mignonnes. Sans parler des bonus, à la fin du livre...

Note attribuée : 8/10

samedi 30 mai 2015

BLOGANNIVERSAIRE — 1 an !

Bonjour à tous ! 

Je tenais à écrire ce petit article à l'occasion du premier anniversaire du blog – déjà. Le temps passe si vite.
*essuie une larme d'émotion*

Bon, je vais tâcher de remercier certaines personnes – je sais, c'est extrêmement cliché, mais peu importe. Je remercie mes amies qui supportent courageusement, depuis un an, mes déblatérations intempestives à propos de mon blog, surtout dans les premiers mois, où je ne comprenais rien au fonctionnement de Blogger et où j'avais désespérément besoin de soutien.
Je remercie bien sûr les Éditions Sarbacane, qui me font confiance depuis presque huit mois ! 
J'envoie tout mon amour et toute ma sympathie à toutes les merveilleuses blogueuses que j'ai eu l'occasion de rencontrer – enfin, parlons plus de "rencontre mentale" –, Manon, Tess, Fanny, Marinette, Anne-So, Alison, Orlane, Camille, Pauline, et Melinda, Agathe, Audrey, Vavi, Liphéo... 

Et je veux surtout te remercier, toi, ô merveilleuse personne qui lis ces lignes et qui te rends peut-être régulièrement sur mon blog ! Sache que ta visite me fait un plaisir incommensurable, qui que tu sois ! 
Vous êtes merveilleux, nous avons atteint les 950 utilisateurs uniques ce mois-ci, je vous aime. J'adorerais vous connaître tous, mais je sens que cela risque d'être un peu compliqué. Par contre, si tu en as le temps et l'envie, n'hésite pas à m'envoyer un mot pour me dire qui tu es et ce que tu penses de mon blog, cela me plairait énormément !
Ce blog m'apporte énormément, c'est toujours un plaisir de l'entretenir, et s'il existe, c'est bien grâce à vous !

Instant émotion.

Encore merci à vous, je suis sûre que l'aventure Mademoiselle Bouquine va encore durer de looongues années, grâce à vous !
— Capucine

mardi 26 mai 2015

TAG – La Séduction Livresque...

Bonjour à tous ! J'ai été taguée par Bookish Girl du blog Sous ma Couverture et je lui envoie tout mon amour pour la remercier.

1 – Attraction initiale

Un livre que j'ai acheté pour sa couverture...
A Thousand Pieces of You de Claudia Gray : je vais vous faire une confidence. Lorsque j'ai commandé ce roman, je n'avais absolument aucune idée de son sujet. Je n'avais même pas lu le résumé. Il a suffi de la couverture et de l'insistance permanente de, au hasard, Bookish Girl, pour craquer.

2 – Premières impressions

Un livre que j'ai acheté pour son résumé...
Le Dernier Jardin tome 1 — Éphémère de Lauren DeStefano : en fait, j'ai tout d'abord flashé sur la couverture, mais c'est vraiment avec le résumé que j'ai craqué – et j'ai bien fait puisque ce roman a été un coup de cœur !

3 – Conversation agréable

Un livre avec une superbe écriture...
Les Outrepasseurs de Cindy Van Wilder : bon, sachez qu'il y a pléthore d'autres romans merveilleusement bien écrits, mais j'ai tout de suite pensé à l'écriture envoûtante de Cindy Van Wilder, qui m'avait tant plu lorsque j'avais lu son livre !

4 – Premier rendez-vous

Le premier tome d'une saga qui m'a poussée à lire le reste de la saga au plus vite...
J'ai tout de suite pensé à Cinder de Marissa Meyer, parce que j'ai tout de suite accroché à l'héroïne et à son univers, que je me suis empressée d'acheter la suite – même si, honte à moi, je n'ai pas encore lu Cress, et que c'est un des premiers livres que je recommande autour de moi. Mais il y a pas mal d'autres premiers tomes qui m'ont totalement conquise...

5 – Appels jusque tard dans la nuit

Un livre qui m'a tenue éveillée toute la nuit...

Il y en a énormément ! Je suis une jeune fille vilaine et déraisonnable qui n'hésite pas à sacrifier plusieurs heures de sommeil pour finir son livre. En vrac, je peux citer In the After de Demitria Lunetta, Revanche de Cat Clarke, Le Joyau d'Amy Ewing, The Book of Ivy d'Amy Engel, Les Insoumis d'Alexandra Bracken... – je vous ai déjà dit que j'étais quelqu'un d'indécis ?

6 – Toujours dans ma tête

Un livre auquel je ne peux pas arrêter de penser...
Oui, oui, je radote avec ce livre, mais que voulez-vous, c'est l'un de mes plus gros coups de cœur de tous les temps. Il m'a ébranlée comme un livre l'a rarement fait, et je n'arrête pas de repenser à freida et à son univers terrifiant...

7 – Passage à l'acte !

Un livre dont j'aime l'odeur, le toucher...

Encore une question difficile... J'aime bien les couvertures "douces" mais, en même temps, les mains laissent très souvent des marques dessus et donc elles sont abîmées, vous comprenez. 
J'essaye de me soigner, vous savez.
Bref, je suis plutôt sensible aux odeurs, alors parlons d'odeurs. J'adore l'odeur des romans des éditions Lumen et Sarbacane, mais aussi des romans de la collection R de Robert Laffont – miam –, des vieux livres, de certains livres de poche... Non, vraiment, impossible de faire un choix.

8 – Rencontre avec la famille

Un livre que je recommanderais à ma famille et à mes amis...

Je radote, je radote, mais je vais re-citer les Chroniques Lunaires, parce que pour le coup, c'est vraiment un des livres dont je parle tout le temps autour de moi – j'ai déjà converti pas mal de mes amies, j'ai bon espoir pour la suite.
Après j'arrête avec les Chroniques Lunaires, promis.

9 – Penser à l'avenir

Un livre ou une saga que je suis sûre de relire dans le futur...
J'avoue avec honte que je n'ai pas encore lu le tome 3 de la saga Divergente de Veronica Roth. Je sais, je sais. Alors je compte relire les deux premiers tomes avant d'enfin m'y attaquer, pour tout me remettre en mémoire.

10 – Share the love !

Bon, je sais que pas mal de monde a déjà fait ce tag... Alors je vais taguer Tess du blog Les Lectures de Tess et Fanny de Livresquement – pour qu'elle le fasse après ses examens, pour se changer les idées ☺ – avec tout mon amour ♡

dimanche 24 mai 2015

Perdue et Retrouvée de Cat Clarke — Chronique n°97

"Je ne sais pas s’il est complètement normal d’aimer une personne un jour et de la détester le lendemain. Même si ce n’est pas vraiment ça. J’ai plus l’impression que mes ressentis sont susceptibles de changer en un claquement de doigts."

"Même lorsque ça paraît positif, ça ne l’est jamais. Au fond, c’est souvent pire : ça donne de l’espoir et, ensuite, ça le laisse retomber de toute sa hauteur et s’écraser contre le bitume."

Titre : Perdue et Retrouvée
Auteure : Cat Clarke
Genre : Realistic Fiction
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Nombre de pages : 407
Résumé : Essayez d'imaginer : une enfant kidnappée. 
Une famille déchirée. Lentement, au fil des ans, cette famille va recoller les morceaux. Elle reste un peu fragile, bien sûr, mais toujours unie. 
Et voilà que l'enfant, devenue adulte, revient à la maison... C'est là que l'histoire commence. 
Et si la fin du cauchemar n'était que le début d'un autre ? 

----------------------------------------------

Livre lu en LC avec ma copine Tess du blog Les Lectures de Tess – lien à venir !

Je n'avais lu qu'un seul autre roman de Cat Clarke avant Perdue et Retrouvée, Revanche, qui avait été un immense coup de cœur, une lecture qui m'avait profondément retournée. J'ai donc commencé ce livre-ci avec beaucoup d'excitation, mêlée d'appréhension à l'idée d'être déçue – leçon de lecteur numéro 1 : si d'un livre trop tu attends, et si finalement déçu tu es, la déception d'autant plus énorme qu'imprévue sera.
Mais heureusement, je n'ai en rien été déçue, et ce roman est un nouveau coup de cœur !

Faith est une jeune fille à première vue on ne peut plus ordinaire. Elle est en Terminale, ses parents sont séparés, elle a une meilleure amie qui la connaît par cœur et un copain avec lequel tout se passe bien. En réalité, Faith traîne depuis treize ans le poids de la disparition de sa sœur adorée, Laurel. Cette dernière, bien que recherchée activement depuis toutes ces années, demeure introuvable. Jusqu'à un beau jour où Laurel est finalement retrouvée, et rentre chez elle... 
Mais rapidement, des questions se posent : comment faire face à cette réapparition inattendue ? Quel comportement adopter avec cette jeune fille traumatisée, fragile, que l'on connaît finalement si peu ? Pourra-t-on un jour retrouver la grande sœur que l'on connaissait ?

Cat Clarke a ce talent remarquable de ne jamais tomber dans le pathos, le mièvre,  le glauque. Pourtant, ce sont des écueils dans lesquels il serait très facile d'échouer avec de telles histoires. Elle aborde toujours des sujets difficiles, aussi bien dans leur gravité que dans la manière de les traiter, comme l'homosexualité et le suicide dans Revanche, ou le kidnapping dans Perdue et Retrouvée. Elle va au fond et n'épargne rien à son lecteur, mais parvient à garder le tact nécessaire et à ne jamais basculer dans le trash. 

D'après ce qu'on m'a dit sur les trois autres romans de Cat Clarke et d'après ceux que j'ai lus, je sais qu'elle choisit en général des fins particulièrement violentes, percutantes, choquantes, dont le lecteur a du mal à se remettre. La fin de Perdue et Retrouvée n'est pas spectaculaire et encore moins lourde de suspense, On se doute vraiment de ce qu'il va se passer, puisque l'auteure sème des indices gros comme des maisons tout au long du roman. Mais, à mes yeux, connaître le dénouement est loin d'être le plus important dans Perdue et Retrouvée. C'est "le reste" qui compte.
Bref, je reprends. Cette fin m'a énormément touchée, je l'ai trouvée... belle. Et croyez-moi, ce n'était pas évident avec cette histoire sordide.

Les personnages sont une fois de plus une immense réussite – à part peut-être Martha, la meilleure amie de Faith, qui aurait mérité plus d'importance et de présence.
Faith, tout d'abord, une héroïne que j'ai adorée. Elle a des défauts, parfois des réactions brusques et incontrôlées, mais elle m'a beaucoup touchée. C'est un personnage très crédible, extrêmement humain. Elle n'est pas parfaite, mais elle fait de son mieux, et c'est ce qui compte. 
La mère de Faith est également une figure importante de l'histoire, elle aussi pleine de défauts, souvent maladroite, envahissante et gaffeuse, mais qui ne cherche au fond que le bonheur de ses deux filles. 
Quant à Laurel... C'est un personnage très complexe, perturbant, et surtout fascinant. Elle a vécu des choses innommables pendant ses treize ans de captivité, et a souvent un comportement étrange et contradictoire. On a du mal à savoir ce que l'on pense d'elle, on change d'avis à son égard en permanence.
Michel enfin – quand même, il y avait UN Français dans le livre, et l'auteure a choisi le prénom MICHEL. Niveau cliché, on fait difficilement mieux. Mais bref – était mon personnage secondaire préféré, j'ai beaucoup aimé ses interventions.

J'ai dévoré ce roman en quelques heures à peine, j'ai complètement adhéré à l'intrigue.  Les pages se tournaient toutes seules, j'étais comme envoûtée.  
Si je devais dire une chose de Perdue et Retrouvée, c'est que ce roman m'a surprise. Sans prévenir, il tourne au thriller, et l'atmosphère devient brusquement angoissante, oppressante. On ressent énormément de sentiments contradictoires, on est choqué, perdu, ému. J'en suis ressortie assez bouleversée, et j'ai été hantée par cette histoire pendant des jours. Encore une réussite pour Cat Clarke, qui est définitivement une auteure à suivre.

Note attribuée : 10/10 : une petite tornade émotionnelle qu'on ne voit pas venir, un roman que je te recommande vivement, Ô Toi Humble Lecteur de ce blog. Crois-moi, tu ne dois pas passer à côté de Cat Clarke.

mardi 19 mai 2015

In the End de Demitria Lunetta — Chronique n°96

"New Hope dissimulait tous ses mauvais côtés aux citoyens. Fort Black les expose tous au grand jour et laisse les hommes s'en délecter."

Titre : In the After tome 2 : In the End
Auteure : Demitria Lunetta
Éditions : Lumen
Genre : Post-Apocalyptique
Nombre de pages : 406
Résumé : Voilà trois mois qu’Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds. Grâce à l’équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l’émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu’au jour où une voix lui parvient à travers l’oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger.
Amy n’a pas le choix. Si elle veut sauver sa sœur d’adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d’autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l’aider à secourir Baby. Assistée de Jacks, le neveu du dirigeant de Fort Black, la jeune fille finit par en apprendre un peu plus sur l’invasion des Floraes… Une vérité qui s’avère plus cauchemardesque encore qu’elle ne le croyait !
--------------------------------------------------------

Avertissement : si vous avez eu la chance d'être pourvu d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous pouvez constater qu'il s'agit du second et dernier tome d'une série. Par conséquent, si vous n'avez pas lu au préalable le premier tome, je vous déconseille vivement de lire cette chronique, autrement, vous risquez fortement de vous spoiler la quasi-intégralité de la série – reconnaissez que ce serait dommage. D'un autre côté, nous vivons en démocratie, donc vous faites absolument tout ce que vous voulez – enfin, tant que ça reste légal.

Ça y est, j'ai terminé In the End ! J'étais extrêmement impatiente de savoir ce qu'il allait advenir d'Amy, qui a tout de même été larguée en pleine nature, seule, menacée par des millions et des millions de Floraes qui se feraient un plaisir de la tuer. 

Heureusement, la jeune fille possède des gadgets divers et variés, qui vont lui permettre de parvenir sans trop d'encombre à Fort Black. Comme vous l'aurez deviné à son nom et à la citation en début d'article, Fort Black n'est pas ce que l'on pourrait appeler un endroit extrêmement sympathique. Fort de son taux de féminisation d'environ 5%, Fort Black applique la règle du chacun pour soi, et tant pis pour ceux qui ne tiennent pas. 

In the End est très différent d'In the After, par plusieurs points. Dans le premier tome, l'intrigue se déroulait très souvent en huis-clos, dans une atmosphère terriblement oppressante et réussie. Dans cette suite, on est plus habitué aux Floraes, et l'aspect "survie" est beaucoup moins présent. Et puis surtout, dans In the After, il y avait Baby... Baby, restée à New Hope, n'apparaît pratiquement pas du roman, et elle m'a manqué – oui, je m'attache sentimentalement à des personnages qui ne sont même pas réels. Je le reconnais.

À propos de personnages attachants, Amy est décidément une des meilleures héroïnes de tous les temps. Elle est intelligente, rapide à la détente, ne va pas se lamenter trois ans sur tel ou tel acte qu'elle a commis... Dans In the End, elle change, on la découvre encore plus mûre, encore plus protectrice envers Baby...

Spoiler : surlignez le blanc pour lire...
Je pense en particulier à la scène de l'amputation de Brenna. Amy garde son sang-froid et fait ce qu'il y a à faire. Et surtout, surtout, elle ne va pas nous infliger d'interminables prises de tête, ne va pas nous assommer avec ses regrets et sa culpabilité, pas comme, au hasard... Katniss ? Tris ?
Résumé du spoiler : Amy n'est pas une pleurnicharde du tout. Et heureusement.

Dans ce second tome, nous découvrons tout un panel de nouveaux personnages, en particulier Brenna et Jacks, qui m'ont beaucoup plu pour leur franchise, leur ténacité et leur courage. Quant aux ennemis et autres antagonistes ou psychopathes, ils sont également très bien brossés – même si on a un peu plus de mal à les apprécier.

Je vous préviens : il est humainement impossible de lâcher ce roman. Dès les toutes premières pages, on se retrouve plongé dans l'intrigue avec autant de facilité que si l'on venait de refermer le premier tome, et on ne peut qu'enchaîner les pages sans s'en rendre compte jusqu'à la fin. Si vous lisez quelques chroniques, vous verrez que nous tombons tous d'accord sur l'addictivité de ces romans ! J'ai dû lire In the End en deux jours à peine – entre mes révisions de physique et un excellent roman post-apocalyptique, j'ai vite fait mon choix.

La fin, d'ailleurs, était peut-être le point qui m'a le moins plu. Trop ouverte pour moi, elle m'a laissé un léger goût d'inachevé, on n'est pas fixé sur le sort de tous les personnages. On ne la voit pas venir et tout se précipite dans les dernières pages pour aboutir brusquement à la conclusion. Malgré cela, je pense qu'il s'agissait de la meilleure fin possible, et j'approuve quand même les choix de l'auteure ! 

Ces deux tomes ont donc été une excellente découverte. L'auteure sait où elle va, et l'action ne s'essouffle jamais. Il s'agit d'un univers absolument fascinant, oppressant, d'une histoire explosive et terrifiante qui vous fera veiller des heures ! À mes yeux, In the After est une des sagas de post-apocalyptique les plus réussies  que je connaisse...

Note attribuée : 9/10 : une réussite ! Un dyptique à ne pas manquer, qui apporte quelque chose de vraiment nouveau au genre déjà bien exploré du post-apocalyptique. Jetez-vous dessus !

vendredi 15 mai 2015

A Thousand Pieces of You de Claudia Gray — Chronique n°95

"Every form of art is another way of seeing the world. Another perspective, another window. And science – that’s the most spectacular window of all. You can see the entire universe from there."

“I would love you in any shape, in any world, with any past. Never doubt that.” 

Titre : Firebird #1 : A Thousand Pieces of You 
Auteure : Claudia Gray
Éditions : Harper
Genre : Science-Fiction
Résumé : A THOUSAND LIVES.



A THOUSAND POSSIBILITIES.
ONE FATE.

Marguerite Caine grew up surrounded by cutting-edge scientific theories, thanks to her brilliant physicist parents. Yet nothing is more astounding than her mother’s last invention – a device called the Firebird, which allows people to leap into alternate dimensions.
When Marguerite’s father is murdered, all the evidence points to one person – Paul, her parents’ enigmatic star student. Before the law can touch him, Paul escapes into another dimension, having committed what seems like the perfect crime. But he didn’t count on Marguerite. She doesn’t know if she can kill a man, but she’s going to find out.
With the help of another physics student, Theo, Marguerite chases Paul through various dimensions. In each new world Marguerite leaps to, she meets another version of Paul that has her doubting his guilt and questioning her heart. Is she doomed to repeat the same betrayal?
As Marguerite races through these wildly different lives – a grand duchess in a Tsarist Russia, a club-hopping orphan in a futuristic London, a refugee from worldwide flooding on a station in the heart of the ocean – she is swept into an epic love affair as dangerous as it is irresistible.


------------------------------------------------

Je suis officiellement tombée amoureuse de cette couverture. Avouez que vous n'avez jamais rien vu d'aussi beau – ou rarement, du moins. Tenez, je vous la remets en plus grand pour que vous puissiez admirer tout votre saoul.



Avouez que c'est splendide. Le problème, avec une couverture aussi belle, c'est qu'on a de très grandes attentes en ce qui concerne l'intérieur du roman. Et qu'on a très peur d'avoir une énorme déception. 
Rassurez-vous, ça n'a absolument pas été le cas.

Par quel point positif commencer ? Disons l'intrigue. L'idée de départ est absolument géniale. Pour bien vous expliquer, mieux vaut citer – et traduire, grâce à mon incroyable don de traduction.

"The universe is in fact a multiverse. Countless dimensions exist, all layered within one another. Each dimension represents one set of possibilities. Essentially, everything that can happen does happen... Every possibility, every time fate flips a coin, splits the dimensions yet again, creating yet more layer of reality. It goes on and on forever, to infinity." 

"L'univers est en fait un multi-univers. Une infinité de dimensions existent, chacune superposée à une autre. Chaque dimension représente un ensemble de possibilités. Fondamentalement, tous les événements qui peuvent se produire se produisent quelque part. Chaque possibilité, chaque fois que le destin jette une pièce, divise à nouveau les dimensions, créant encore plus de couches de réalité. Et cela continue encore et encore, à l'infini."
Pardon, Claudia Gray, d'avoir massacré ton texte. Et désolée pour toi, cher lecteur qui n'a rien compris.

Marguerite est la fille de deux scientifiques brillants, qui ont découvert l'existence d'une infinité de dimensions. En gros, il y a forcément une dimension dans laquelle les nazis ont gagné la Seconde Guerre Mondiale, une dimension dans laquelle vos parents ne se sont jamais rencontrés, ou même une dimension dans laquelle vous avez mis un pull gris au lieu d'un pull bleu le 27 mars 2009. En plus d'avoir fait cette petite découverte, les parents de Marguerite ont créé une machine, le Firebird, qui permet de voyager à travers les dimensions. Jusque-là, tout va bien. Malheureusement, le père de Marguerite se fait assassiner, et sa fille va immédiatement poursuivre à travers les dimensions le suspect que tout semble accuser : Paul, l'assistant de ses parents... 

Dès les premières pages, on est plongé dans l'action, qui ne va jamais s'essouffler. Le rythme reste toujours très soutenu, on a très souvent droit à des rebondissements... Et surtout, on change de décor, puisque Marguerite change souvent de dimension. 
J'ai particulièrement adoré la partie en Russie – je n'en dis pas plus, je précise juste que ces chapitres étaient mes préférés.

Je me suis énormément attachée à Marguerite, qui est une héroïne vraiment agréable, plutôt réfléchie – même s'il lui arrive à une ou deux reprises d'agir sur un coup de tête, mais je l'ai pardonnée – et que je comprenais vraiment.
Dans l'ensemble, j'ai trouvé que tous les personnages étaient intéressants, même si certains n'apparaissaient que très peu ou alors à travers des souvenirs. J'ai hâte de retrouver certains dans le tome 2...

Ce qui m'a énormément plu dans ce roman est la beauté des relations entre les personnages. L'amour que Marguerite a pour sa famille – et celui que sa famille a pour elle – est superbe, pur, sans limites... Toute l'histoire est en fait portée par l'amour que se vouent tous les membres de la famille Caine. Et c'est beau.

Maintenant, je vais faire une annonce qui va vous faire trembler d'effroi et évanouir sur place. Il y a un triangle amoureux. Je l'avoue.
MAIS — car il y a un mais – on est très loin du triangle amoureux de base, totalement insupportable, car Marguerite n'est pas du genre fleur bleue indécise qui va tergiverser pendant l'intégralité du roman. Non. Marguerite fait des choix– et moi aussi, j'ai vite fait mon choix. Alors ne vous inquiétez pas pour cela. La romance était parfaite, mignonne à souhait, pas forcément évidente. Parfaite, je vous dis.

A Thousand Pieces of You est un roman qui vous fera vibrer, qui vous fera peut-être pleurer ou rire, qui vous captivera et qui vous transportera sans aucun doute. Un voyage unique à travers les dimensions, une enquête terriblement prenante... Un presque presque coup de cœur ! Le niveau de VO est peut-être moins évident que celui d'autres romans, mais si vous avez déjà lu un ou deux livres en anglais, n'hésitez plus !
Note attribuée : 9,5/10

jeudi 14 mai 2015

L'Héritière de Kiera Cass — Chronique n°94


"Je ne sais pas si le destin existe. Mais il arrive parfois que la chose qu'on désire le plus au monde soit bien décidée à nous éviter. Et d'une certaine manière ça nous permet de découvrir qui on est."

"Ton nom figurera dans les livres d'histoire et un gamin de dix ans qui n'en aura rien à faire l'apprendra pour une interro et l'oubliera aussi sec. Tu as un métier, comme tout le monde. Arrête de faire comme si ça te rendait supérieure aux autres."

Titre : La Sélection livre IV : L'Héritière
Auteure : Kiera Cass
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Genre : Romance | Ex-dystopie (?)
Nombre de pages : 410
Résumé : Une nouvelle Sélection commence
Vingt ans après la Sélection d'America Singer, et malgré l'abolition des castes, la famille royale d'Illeá doit à nouveau faire face au mécontentement du peuple : l'heure est venue de lancer une nouvelle Sélection.

À dix-huit ans, la Princesse Eadlyn se sent prête à devenir reine. Elle l'est beaucoup moins à trouver un mari, au point que cette idée ne l'a même jamais effleurée. Quand elle consent finalement à ce que ses parents lui organisent une Sélection, Eadlyn voit son quotidien bouleversé par l'arrivée de ses 35 prétendants et la folie médiatique qui l'accompagne. Mais entre les raisons du cœur et la raison d'État, la Princesse va devoir faire des choix, et au fil des semaines, se prendre à ce jeu dont dépend l'avenir d'Illeá...

--------------------------------------------------

Avertissement : si vous avez eu la chance d'être pourvu d'une paire d'yeux fonctionnant correctement à votre naissance, vous pouvez constater qu'il s'agit du quatrième tome d'une série. Par conséquent, si vous n'avez pas lu au préalable les trois premiers tomes, je vous déconseille vivement de lire cette chronique, autrement, vous risquez fortement de vous spoiler l'intégralité de la série – reconnaissez que ce serait dommage. D'un autre côté, nous vivons en démocratie, donc vous faites absolument tout ce que vous voulez – enfin, tant que ça reste légal.

Avant tout, j'aimerais faire une minute de silence par respect pour cette couverture dont la beauté est au-delà des mots. Merci.

Vous savez peut-être que je suis une inconditionnelle de la saga La Sélection – j'ai lu les livres avant d'ouvrir mon blog, je n'ai donc pas rédigé de chroniques. 
À l'annonce de la sortie du tome 4, il y a des mois et des mois, j'étais comblée, bien sûr, mais également un peu inquiète... Est-ce que L'Héritière ne serait pas une pâle copie de l'histoire d'America, une suite "forcée" et inutile ? Je me devais de vérifier. Le 7 mai, je me suis donc empressée de me procurer ce tome 4 – enfin, dire que j'ai envoyé ma mère en mission à la librairie serait plus exact –, et je l'ai terminé le lendemain même. Et j'ai aimé.

Nous rencontrons donc la fille d'America  oui, America a des enfants, ça a été un concept très difficile à accepter pour moi Eadlyn, qui est une jeune fille extrêmement différente de sa mère. Née sept minutes plus tôt que son frère jumeau, elle est la princesse héritière du royaume d'Illeá, et élevée en tant que telle. 
Si elle est prête à gouverner le pays, elle l'est beaucoup moins à se marier. Pourtant, ses parents décident de lui organiser une Sélection, qui a surtout pour but de distraire le peuple. En effet, de nombreux sujets sont en colère malgré la suppression des castes des années plus tôt, et un mariage royal serait peut-être l'occasion de calmer le jeu...

Eadlyn, comme je le disais plus tôt, a... un fort caractère. Depuis toujours, on lui explique qu'elle est plus puissante que n'importe qui au monde et on accède à ses moindres désirs. Forcément, quand on est élevée de cette manière, il est impossible d'être la personne la plus humble du monde. Alors oui, Eadlyn a souvent des sautes d'humeur. Oui, elle est parfois sèche. Mais ces réactions sont parfaitement cohérentes pour son personnage, et je trouve qu'Eadlyn garde tout de même un certain recul sur sa situation et qu'elle est capable de faire preuve de bon sens et de douceur. C'est un personnage haut en couleurs, complexe et riche que j'ai adoré.
Oui, je clame haut et fort que j'ai aimé le personnage d'Eadlyn. Allez-y, huez-moi

J'avais peur que ce roman soit une gigantesque répétition des trois premiers romans. Point du tout. Déjà, le point de vue change. Lorsqu'America était la narratrice, on vivait la Sélection du côté des candidates. Désormais, avec Eadlyn, on la vit du côté de la royauté, et on réalise mieux la pression que subit le Sélectionneur et la difficulté de sa tâche. On découvre aussi tout un aspect politique, l'emploi du temps surchargé d'Eadlyn...
Enfin, la Sélection est composée de 35 garçons, et non plus de 35 jeunes filles. Et ça n'a vraiment rien à voir. À mes yeux, Kiera Cass a donc réussi à se renouveler, pas de façon incroyablement spectaculaire, mais suffisamment pour que ce roman reste terriblement addictif et captivant.

Tout au long du roman, on retrouve les personnages qu'on avait adorés dans les trois premiers tomes : America et Maxon, désormais roi et reine, qui ont pris vingt ans, et qu'on sent très fatigués, Lucy et Aspen, désormais mariés, ou encore May... J'ai beaucoup aimé savoir ce qu'ils étaient devenus, même si c'était parfois... étrange.
Par contre, j'aurais apprécié voir America et Maxon plus souvent. Ils n'apparaissent qu'à quelques reprises et n'ont pas vraiment un rôle édifiant dans l'intrigue.

Soyez prévenus, ce roman n'est pas un roman d'action pure. Si vous espérez des batailles, des conflits, des disputes spectaculaires, sachez que ce n'est pas tout à fait le cas – dans ce tome-ci, du moins. L'intrigue est beaucoup En effet, la fin de L'Héritière est un magnifique cliffhanger qui annonce beaucoup de belles choses pour la – même si je ne me fais pas trop de souci pour nos chers protagonistes.

Une intrigue captivante, des personnages attachants... Le charme de la Sélection a encore opéré : je suis une nouvelle fois conquise, et j'en redemande !
Note attribuée : 9/10


samedi 9 mai 2015

Pardonne-moi Leonard Peacock de Matthew Quick — Chronique n°93

"Les gens payent pour ce qu’ils ont fait, et plus encore pour ce qu’ils se sont autorisés à devenir. Et ils le payent d’une manière très simple : par la vie qu’ils mènent."

Titre : Pardonne-moi Leonard Peacock
Auteur : Matthew Quick
Éditions : Robert Laffont (collection R)
Genre : Realistic Fiction | Contemporain
Nombre de pages : 
Résumé : "En plus du P-38, le flingue de mon grand-père, il y a quatre paquets, un pour chacun de mes amis. Je veux leur dire au revoir correctement. Je veux qu'ils gardent un souvenir de moi. Qu'ils sachent que je suis désolé d'avoir dû leur fausser compagnie. Qu'ils ne sont pas responsables de ce qui va se passer..." 
Aujourd'hui, Leonard Peacock a dix-huit ans. C'est le jour qu'il a choisi pour tuer son ancien meilleur ami. Ensuite, il se suicidera. Plus tard, peut-être, il se dira que c'est OK, voire important, d'être différent. Mais pas aujourd'hui. 

--------------------------------------------

Leonard a dix-huit ans aujourd'hui. Il a décidé que ce serait le dernier jour de sa vie. Son programme : dire au revoir à chacun de ses amis, puis tuer son ancien meilleur ami, avant de se suicider. 
Mais quel ouvrage joyeux, dites-moi.

Peut-être que ce – sombre – résumé repousse certains lecteurs qui se disent que ce livre n'est pas pour eux. Je pense qu'au contraire, Pardonne-moi Leonard Peacock s'adresse à chacun d'entre nous, et peut tous nous toucher, de différentes manières.

Leonard est un personnage extrêmement complexe, qu'on adore à une certaine page et qu'on a envie de frapper à la suivante. Sa mère ne vit même plus avec lui, son père est parti.  Solitaire, dépressif, et bien trop intelligent, il décide que la vie d'un adulte ne vaut pas la peine d'être vécue et qu'il vaut mieux mourir tout de suite. Sa maturité est exceptionnelle, mais pas irréaliste, et ses réflexions sont poignantes. Je ne pensais pas que j'apprécierais autant cette personnalité singulière...

Les personnages secondaires sont également une énorme force du roman, ceux qu'on adore (Walt, et surtout Herr Silverman) ceux qu'on déteste (Linda, Asher) ou ceux dont on a du mal à se faire une opinion (Baback, Laurel). Ils nous font comprendre chacun à leur manière pourquoi Leonard est devenu aussi malheureux, et chacun joue un rôle décisif dans le déroulement de l'intrigue.

J'ai commencé à lire Pardonne-moi, Leonard Peacock en début d'après-midi, ne pensant lire que quelques chapitres. Je me suis finalement retrouvée amorphe sur ma chaise, à tourner les pages sans réaliser que j'avançais, complètement prise par l'histoire, jusqu'à terminer le roman à six heures du soir, me sentant démunie, perdue et sous le choc. 
On dirait que je viens de vous décrire les effets d'une drogue dure.

On se doute de la fin, on est presque sûr de certaines choses, et effectivement, j'avais deviné  pas mal d'éléments. Mais je pense que le véritable enjeu de ce roman n'est pas de savoir qui va mourir et dans quelles circonstances. Les messages et les réflexions auxquels vous serez confronté en lisant ce roman sont tellement plus importants...
Mes passages préférés étaient les "lettres du futur" qu'on retrouve à quatre reprises dans le roman. Au départ, elles m'ont franchement déconcertée, je ne savais pas qui parlait, ni à quelle époque, mais ces lettres m'ont finalement arraché un semblant de soupçon de larmichette. Rendez-vous compte de l'importance de l'aveu que je viens de vous faire. J'ai presque pleuré. Bien.

Ce livre est différent, dérangeant parfois,  perturbant souvent, poignant et bouleversant, et j'ai eu du mal à m'en remettre – et j'ai eu encore plus de mal à écrire cette chronique, qui part un peu dans tous les sens. Il s'agit de tout sauf d'une lecture légère dénuée de sens. Pardonne-moi Leonard Peacock est un coup de poing émotionnel, une magnifique leçon de vie, dont vous ne sortirez pas indemne.

Peut-être que vous détesterez Leonard. Peut-être que vous ne pourrez supporter aucun des personnages et que vous serez mal à l'aise par moments. Vous pourrez ne pas être d'accord avec les idées de Matthew Quick, mais il se passera quelque chose. Je pense sincèrement que personne ne peut rester indifférent à ce roman, et même si on n'aime pas tout, on ressort différent de ce roman.
Note attribuée : 9/10

lundi 4 mai 2015

C'est Lundi, que lisez-vous ? [14]


C'est Lundi, que lisez-vous ?

Rendez-vous créé par Mallou qui s'est inspirée de It's Monday, what are you reading ? de One Person's Journey Through a World of Books. Le récapitulatif des liens se fait sur le blog de Galleane

Ce que j'ai lu la semaine dernière...

Cette semaine, j'ai trouvé le temps de lire 5 livres, vacances aidant – mais je pense que je vais en lire beaucoup moins dans les jours à venir !
To All the Boys I've Loved Before de Jenny Han : une déception, j'attendais plus de ce roman. L'histoire et les longueurs intempestives m'ont ennuyée, et l'héroïne m'a franchement agacée.
Pardonne-moi, Leonard Peacock de Matthew Quick : un très beau roman, percutant, dérangeant, bouleversant, qui ne peut vraiment pas laisser son lecteur indifférent.
Nous les Menteurs de E. Lockhart : une très belle découverte : un énorme coup de poing émotionnel, avec une fin dont on a du mal à se remettre...
A Thousand Pieces of You de Claudia Grey : j'ai a-do-ré ce roman, l'idée est excellente, j'ai trouvé l'héroïne géniale et l'enquête toujours haletante ! Je suis en débat avec moi-même pour savoir s'il s'agit d'un coup de cœur ou pas — je vous tiens au courant.
The Impossible Knife of Memory de Laurie Halse Anderson : une lecture en demi-teinte pour moi... Je m'attendais à quelque chose de légèrement différent, et j'ai souvent eu du mal avec Hayley, le personnage principal, mais j'ai tout de même plutôt aimé ce roman.

Ce que je suis en train de lire...
In The End de Demitria Lunetta : j'avais adoré le premier tome, j'ai donc très hâte de voir ce que nous réserve l'auteure !
Le Journal de Gurty de Bertrand Santini : un service presse que je viens à peine de commencer – mais je peux déjà vous dire qu'il est hilarant !

Ce que je compte lire ensuite...
Perdue et Retrouvée de Cat Clarke : en LC avec ma copinaute Tess du blog Les Lectures de Tess (si elle accepte que je l'affuble du qualificatif "copinaute") : j'ai hâte !
Le Secret de l'Inventeur d'Andrea Cremer : je voue un culte au steampunk, j'attends donc beaucoup de cette lecture !

Et vous ? Que lisez-vous en ce moment ?
— Capucine